Wikipédia:Contenus de qualité
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Articles de qualité récemment promus |
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La Grue moine (Grus monacha) est une espèce d'oiseaux Gruiformes de la famille des Gruidae. Elle se reproduit principalement à l'est de la Russie et migre en Chine, en Corée et au Japon. C'est un oiseau au plumage globalement gris ardoise, sauf la tête qui est blanche avec une portion de peau rouge à l'avant. Sa migration lui fait parcourir plusieurs milliers de kilomètres, de l'est de la Russie, autour de la Léna et de l'Amour, jusqu'à la Chine, la péninsule coréenne et le Japon. L'île de Kyūshū, au sud du Japon, accueille 80 % de la population mondiale en hiver. Discrète et silencieuse durant la reproduction, la Grue moine niche dans des zones humides où elle peut se cacher dans la végétation. Elle construit un nid en plateforme constitué de végétaux et de tourbe agglomérés, puis donne naissance à un ou deux petits. Durant l'hiver, les Grues moines se rassemblent en colonies à proximité de rizières, de prairies et de vasières. Elles y cherchent leur nourriture en petits groupes familiaux, qui comptent les parents et leurs petits, ou en groupes plus importants. Elles sont omnivores et se nourrissent de céréales, de baies, de plantes aquatiques, de petits amphibiens ou de larves. Le nombre de Grues moines a augmenté de plusieurs milliers d'individus depuis les années 1990, notamment grâce au nourrissage artificiel des deux principales colonies hivernantes, à Izumi et dans la baie de Suncheon. Elles restent néanmoins vulnérables à la dégradation de leur habitat, aux dérangements et à la grippe aviaire. La Grue moine est très proche génétiquement de la Grue à cou noir (Grus nigricollis), qui vit sur le plateau tibétain. Elle s'hybride parfois avec la Grue cendrée (Grus grus). |
Le temple antique de Sanxay est un édifice cultuel, construit et fréquenté pendant l'Antiquité, situé à proximité du hameau d'Herbord, sur le territoire de la commune française de Sanxay, dans le département de la Vienne (région Nouvelle-Aquitaine). Avec un théâtre et des thermes à vocation thérapeutique, il est l'une des composantes encore visibles du site antique de Sanxay, qui est très vraisemblablement celui d'une agglomération secondaire pictone qui s'est développée à partir d'un sanctuaire des eaux daté de l'époque augustéenne. Il est construit dans la seconde moitié du Ier siècle et, comme l'ensemble du site, fréquenté jusque dans le courant du IIIe siècle. Il est construit sur le plan général d'un fanum (temple à plan centré), mais il se distingue par sa cella octogonale entourée d'une galerie péristyle en forme de croix grecque, au centre d'un péribole presque carré de près de 3 900 m2 fermé par quatre portiques. Il est difficile de définir à quel dieu il est voué, mais une double dédicace à Apollon et Mercure, dont les cultes sont liés à l'eau, offre une hypothèse plausible de réponse à ce problème. Les ruines gallo-romaines de Sanxay, dont celles du portique et de l'enceinte du temple, sont connues depuis longtemps, mais elles ne sont classées au titre des monuments historiques qu'en 1882 à l'occasion de la seule campagne de fouilles importante qui se déroule entre 1881 et 1883, sous la conduite de l'archéologue belge Camille de La Croix. | |
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En France, sous la Cinquième République, la présidentiabilité est la capacité supposée à être président de la République et, auparavant, à remporter l'élection présidentielle au suffrage universel direct. Cette aptitude présumée fait d'un responsable politique un présidentiable. L'usage de ce mot est attesté dès la première élection présidentielle au suffrage universel direct, en 1965, et va croissant alors que le substantif « présidentiabilité » est plus rare. La présidentiabilité est évaluée de manière floue et prédictive. Les candidats sont jugés présidentiables à l'issue d'une sélection, dont les acteurs sont les partis politiques, les élus qui signent les parrainages et les médias. Les partis politiques passent d'abord par des procédures internes avant de s'ouvrir en organisant des primaires. Depuis 2017, il arrive que la candidature précède le mouvement politique. Les parrainages par les élus locaux, appelés officiellement « présentation », sont une procédure de cooptation qui a pour but d'éviter les candidatures fantaisistes. De fait, nombre de candidats échouent à réunir les 500 signatures nécessaires. Les élus locaux les plus nombreux, les maires ruraux, sont les plus réticents à accorder leur parrainage, parce qu'ils ne veulent pas rompre avec un certain apolitisme communal. Ceux qui le font agissent en fonction de leurs convictions politiques ou par volonté de défendre le pluralisme. Un candidat est labellisé présidentiable par les médias, qui s'appuient notamment sur les sondages, tandis que les candidats développent des stratégies d'auto-présidentialisation. Les critères utilisés ont trait à des imaginaires et des pratiques opposés : la verticalité et la proximité, l'expérience et le renouvellement, le masculin et le féminin. La personnalité présidentiable doit montrer une stature d'homme d'État capable de surplomber la politique quotidienne. Il faut pour cela publier des livres et mettre en scène des réseaux internationaux. Dans le même temps, il faut construire une image de proximité, qui passe par des déplacements « sur le terrain » et, depuis 2007 surtout, par l'organisation d'une démarche participative. Le contrôle de soi est attendu, mais laisser voir des émotions ou manifester de l'empathie est dans une certaine mesure de plus en plus positif. La présidentiabilité est aussi assise sur une expérience politique reconnue, face à laquelle l'extériorité est une position le plus souvent peu favorable. La fonction présidentielle est depuis 1965 exercée par des hommes et les femmes candidates sont souvent victimes de critiques genrées, malgré une certaine évolution. |
La cité Mame est une cité ouvrière dans la commune française de Tours (département d'Indre-et-Loire, région Centre-Val de Loire). Sa construction est initiée entre 1868 et 1874 par Alfred Mame, propriétaire et directeur de l'imprimerie et des éditions Mame, pour y loger 62 familles de ses employés dans des conditions de confort supérieures à la moyenne de l'époque, à raison d'une seule famille par maison, et pour un loyer très bas. Cette cité, organisée autour d'une place et de l'une des rues qui la desservent, est située à un kilomètre de l'imprimerie, à l'ouest du centre-ville. Elle s'inscrit, comme les nombreuses autres œuvres sociales qu'Alfred Mame crée à destination de ses salariés, dans le courant paternaliste de l'époque dont l'une des figures de proue est alors Frédéric Le Play. Jusqu'en 1963, elle reste propriété de la famille Mame et garde la même fonction de logement social destiné en priorité aux salariés de l'entreprise. Les logements, considérés comme spacieux au moment de leur construction mais qui s'avèrent exigus selon des normes plus modernes de confort, sont vendus individuellement après cette date. Un moment menacée de démolition, elle fait l'objet d'importantes rénovations depuis le début du XXIe siècle Située dans le secteur sauvegardé de Tours, la cité figure à l'inventaire général du patrimoine culturel. |
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